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     Un regard, un mot au hasard et tout à coup un fou rire , un rire fou à lier libéré, tout bascule, se bouscule, et sautent les verrous des prisons de la raison, enfin déchaînées les passions entravées. Délivrés des tensions dépravées, les corps débridés dansent en cadence et les gorges déployées déversent à profusion des flots de sons insensés en toute indécence. Les entrailles se nouent, se tordent de douleur, l'esprit fuit, se perd dans un ailleurs sidéral, se déconnecte un temps des colères, des rancœurs, des angoisses, des peurs, des détresses abyssales.

     Un regard, un mot au hasard, et tout à coup une crise de larmes, des sanglots libérés, tout bascule, se bouscule, et sautent les verrous des garde-fous de la raison et la pensée déroutée dérive submergée par l'affliction pour échouer sur les rives de la souffrance. les corps  tremblent, frissonnent, les larmes coulent , l'émotion, intense, gagne les coeurs qui saignent en silence. Les entrailles se nouent, se tordent de douleur, l'esprit fuit, se perd dans un gouffre abyssal,se déconnecte un temps de la  joie, du bonheur, de la paix, de l'espoir d'une vie idéale.

Anelyne mai 2016